Ces pédiatres très proches de l'industrie laitière

Publié le 25 Janvier 2013

Article 3 (article R.4127-3 du code de la santé publique) Le médecin doit, en toutes circonstances, respecter les principes de moralité, de probité et de dévouement indispensables à l'exercice de la médecine.

Article 3 (article R.4127-3 du code de la santé publique) Le médecin doit, en toutes circonstances, respecter les principes de moralité, de probité et de dévouement indispensables à l'exercice de la médecine.

Des médecins de la Société française de pédiatrie signaient en 2008 un article "de synthèse scientifique" qui conclut aux bienfaits des laitages. Qui sont ces médecins et quels sont leurs liens avec l'industrie laitière ? (Mais oui mais dis donc? Je me le demande?)

 

Dans un éditorial de 2008 des Archives de pédiatrie, des médecins du comité de nutrition de la société française de pédiatrie défendaient « la place essentielle des laitages » en appuyant leur démonstration sur un petit nombre d’études sélectionnées, presque toutes payées par l’industrie.

 

Cet éditorial est largement présenté par l’industrie laitière comme la « preuve objective » de l’intérêt des laitages. Par exemple, le CERIN, qui est l’organe de propagande de l’industrie laitière, explique que « les pédiatres ont décidé de réagir dans un éditorial très documenté».

 

On en revient encore et toujours à la même question qui avait fait débat lors des recommandations du plan national nutrition santé qui incitait donc à consommer 3 laitages par jour. http://www.veganisme.fr/Un%20Monde%20Vegan/Mythelait.html

 

Lire l’éditorial de la société française de pédiatrie et la réponse argumentée de Thierry Souccar à ce texte.

L' enquête montre que la plupart des pédiatres ont des liens fréquents et réguliers avec l’industrie laitière. En voici quelques exemples….

 

Pour commencer, la Société française de pédiatrie, simple association de médecins, reçoit un financement du Syndicat des aliments de l’enfance, une organisation créée par les industriels je vous laisse apprécier par vous même http://www.syndicatdesalimentsdelenfance.com/qui-sommes-nous/structure/

 

L’auteur principal de l’éditorial favorable aux laitages est un pédiatre de Nancy. Ce médecin est membre d'un célèbre institut et s’exprimait d’ailleurs en faveur des laitages dans le numéro de mars 2009 de Nutri-Doc, une lettre promotionnelle publiée par le CERIN, qui est l’organisme de propagande de l’industrie laitière.

 

Dans ce même numéro de Nutri-Doc on pouvait lire une interview tout aussi enthousiaste de sa consoeur de l’hôpital St-Vincent de Paul (Paris) - qui a cosigné l’édito de la société française de pédiatrie.

Le Professeur qui a cosigné l’éditorial avec ces médecins, présidait le fameux institut laitier.

Le médecin de l’hôpital Necker, qui a signé l’éditorial avec les deux autres, est alors un conseiller scientifique de Syndifrais, l’intersyndicale des producteurs de produits laitiers.

Un pédiatre lillois lui aussi auteur de l’éditorial de la société française de pédiatrie a ou a eu, selon ses déclarations à l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments, dont il fait partie, des liens avec plusieurs fabricants de laits artificiels.

Le medecin de l’hôpital St Vincent de Paul (Paris), cosignataire de l’éditorial de la société française de pédiatrie, présidait le 22 novembre 2008 le « symposium-déjeuner » d'un laboratoire bien connu des mamans aux journées de l’Association française de pédiatrie ambulatoire. A ce « symposium-déjeuner » payé par ce même labo intervenait son ami le  pédiatre à Besançon lui aussi cosignataire de cet éditorial.

Le même pédiatre intervenait le même jour sur le thème « Alimentation du jeune enfant : 12 mois l’âge critique », payé par le Syndicat français des aliments de l’enfance.

Un médecin de l’université de Liège, qui a cosigné cet éditorial, reçoit pour ses travaux un financement d'un grand groupe industriel.

Un pédiatre de Necker présidait le symposium du gros institut laitier organisé à Barcelone en octobre 2006. Il intervient aussi pour des congrès payés par d'autres groupes. Il est l’auteur d’une BD sur l’alimentation entérale payée par un des laboratoires.

 

Des Archives de Pédiatrie bien embarrassées

En réponse, Thierry Souccar a soumis un article de synthèse le 25 novembre 2008 sous la forme d’un courrier des lecteurs au journal médical Archives de pédiatrie publié par la Société française de pédiatrie.

Le 13 décembre, le journal répond qu’il ne peut pas publier le texte en l’état. Motif : le « manuscrit est beaucoup trop long avec beaucoup trop de références » pour une lettre aux Archives de Pédiatrie.

Qu’à cela ne tienne, le 29 janvier 2009 Thierry Souccar soumet à la rédaction une nouvelle mouture de l’article, non plus en « courrier » mais sous la forme d’un article de synthèse. Cette fois, les contraintes de longueur ont été respectées et rien en théorie ne s'oppose à sa publication.

Mais le 2 mars, le directeur de la rédaction, le Pr Jacques Sarles lui répond que « quelles que soient les qualités de votre reflexion (sic) sur le sujet concerné, notre vocation n'est pas de publier le genre de document que vous nous soumettez. Je suis donc au regret de vous informer (re-sic) que votre manuscrit ne peut être publié dans les Archives de Pédiatrie. »

 

La "vocation" des Archives de Pédiatrie serait-elle de ne publier que des articles qui flattent leurs sponsors ? Qui poussent à consommer? Qui prend le consommateur pour un mouton? Comment une étude peut être objective si elle est financée par celui qui fabrique les produits en cause?

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