Mémoire de puéricultrice

Publié le 10 Mars 2015

Mémoire de puéricultrice

Passionnée de nutrition infantile j'ai évidemment orienté mon mémoire de puéricultrice autour de la diversification alimentaire.

Fraîchement diplômée je me suis dit qu'il serait judicieux de vous partager quelques passages pour en faire profiter le plus grand nombre.

En réfléchissant je pense qu'on pourrait ouvrir le débat en amenant quelques réflexions au fur et à mesure pour éviter l'effet pavé.... Alors par quoi commencer ?

Épisode 1: l'intro puis on verra bien!

Mon travail concerne l’accompagnement des parents par la puéricultrice de Protection Maternelle et Infantile (PMI) lors de la période de la diversification alimentaire de l’enfant.

En effet, ce sujet est souvent source de perte de repères pour les parents. Qu’il s’agisse de forums internet, d’émissions télévisées, de magazines, de consultations de pédiatrie ou de discussions entre parents, les avis divergent et les préoccupations autour de l’alimentation des enfants en bas âge font souvent polémique.

Depuis l’allaitement jusqu’à l’adolescence, et à chaque étape du développement de l’enfant, les avis et informations foisonnent engendrant de nombreuses questions génératrices d’anxiété pour les parents.

La diversification alimentaire est un moment de la vie du nourrisson pendant laquelle les parents sont les plus demandeurs en matière d’accompagnement. De plus, les experts convergent sur le fait qu’il s’agisse d’une période de transition charnière tant sur le plan du comportement alimentaire que sur le développement physique et psychique de l’enfant.

Les pratiques et recommandations alimentaires autour des bébés ont changé au fil des recherches scientifiques. Elles continuent de subir l'influence des religions, des courants philosophiques, des progrès industriels et des changements sociaux et plus particulièrement ceux concernant la condition de la femme.

L’abondance de sources divergentes concernant la diversification alimentaire est en partie l’héritage logique de ces évolutions.

Les médecines asiatiques considèrent l’alimentation comme « la première médecine ». Ce point de vue est intéressant car il met la prévention nutritionnelle au premier plan.

Nous assistons depuis plusieurs années à un remaniement des politiques de santé, historiquement centrées sur le soin curatif vers une mise en avant du soin préventif grâce aux politiques de santé publique.

Les éléments qui m'ont permis de me questionner sont:

l’actualité sanitaire, les scandales alimentaires, les changements législatifs, le Programme National Nutrition Santé (PNNS), les avancées technologiques et médicales, les évolutions démographiques et de la structure familiale ainsi que la modification des habitudes alimentaires.


Ces sujets sont régulièrement relayés par les médias et les problématiques sanitaires qui en découlent constituent un défi de taille pour les professionnels de santé.


J'ai choisi le contexte de la PMI qui est un acteur de santé publique privilégié en matière de prévention nutritionnelle chez le nourrisson.


Quelques chiffres :

-Sur un échantillon de 600 mamans ayant un enfant de 0 à 6 ans, un sondage suivi d’un débat a été réalisé en 2013 par l’Institut Des Mamans, spécialisé en études et conseils marketing. Il a montré que :

• La « malbouffe » chez les enfants est un sujet qui préoccupe les mamans : 76 % beaucoup, 21% un peu et 3 % pas du tout.

• Une maman sur trois, soit 35 %, considère l’industrie agroalimentaire (avec ses marques et la publicité) comme unique responsable de cette « malbouffe ». 65 % ne sont pas de cet avis.

• Pour donner une alimentation équilibrée à leurs enfants, les mamans, au quotidien, essaient de : limiter les aliments trop sucrés, 84 %. Cuisiner des repas "maison", 76 %. Ne servir que de l’eau aux repas 76 %. Limiter les aliments trop gras et trop salés, 74 %. Pas de grignotage entre les repas, 67 %.

• En revanche, la recommandation « donner 5 fruits et légumes par jour » n’est appliquée que par 41 % des mamans, et mettre du bio dans leurs assiettes par 16 % seulement.


-Les chiffres clés présentés par le Programme National Nutrition Santé 2011-2015 montrent que :

• La prévalence du surpoids et de l’obésité chez les enfants âgés de 3 à17 ans en France métropolitaine est de 14,3 % pour le surpoids et de 3,5 % pour l’obésité.

• La part des sujets enfants âgés de 3 à18 ans dont la consommation alimentaire correspond aux repères de consommation du PNNS est de 47,5%.


Voilà qui est intéressant... Suite au prochain épisode !

Rédigé par Missmaman76

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moncoach.com 11/05/2016 17:20

Merci pour cet article. C'est un sujet très important et beaucoup de gens ne sont pas conscients du problème.

Sharlen 26/02/2016 20:24

Bonjour
Actuellement élève puéricultrice à l'école de Reims, je vais travailler mon projet professionnel sur l'alimentation et la crèche (il fallait partir d'une situation de notre premier stage).
Cependant, je n'ai pas encore ma question de départ et je ne sais pas vraiment sur quoi partir.
Je suis tombée sur votre blog par hasard et je le trouve très intéressant.
Je suis preneuse de tout ouvrage, site internet, revue et conseil, =)
Cordialement.

David 18/06/2015 11:14

L'alimentation des enfants est une vive inquiétude pour toutes les mamans. Il faut dire que les médias nous alertent en permanence sur les dangers de certains aliments ou l’obésité grandissante chez les enfants. Nous devrions être mieux informés, la nouvelle loi de santé devrait nous aider avec le nouvelle étiquetage.

Missmaman76 18/06/2015 17:37

Oui je suis d'accord avec vous
Merci de votre intervention
 bientôt
Cdt