additifs

Publié le 8 Mai 2013

Une application pour décider

Pour ceux et celles qui peinent à comparer les produits pour bébé, il existe une application pour Smartphones très utile. Je l'ai découverte la semaine dernière et je ne peux que la recommander pour ceux qui ont envie de consommer malin et éclairé.

En effet, outre les contraintes liées à la diversification alimentaire et à la spécificité du nourrisson, il nous faut également décrypter les étiquettes, fouiller, comparer pour trouver LE produit qui correspondra à notre bourse, nos valeurs, les besoins de bébé et qui nous satisfera d'un point de vue qualitatif, sanitaire et éthique.

Autant dire que ce n'est pas gagné.

Un petit descriptif de cet outil exhaustif et intuitif qui permet de savoir, décider et choisir le contenu de nos assiettes.

Les produits recensés ne s'attellent pas uniquement aux produits pour bébés, vous pouvez aussi vous en servir pour faire les achats alimentaires de toute la famille!

L'accueil:

Une rubrique sur la page d'accueil permet de se tenir informé de l'actualité concernant l'alimentation, les alertes sanitaires, l'agroalimentaire, etc....

Ainsi vous êtes informés en temps et en heure des changements législatifs, des initiatives, des campagnes de prévention, des rapports d'études et j'en passe pour ne rien rater concernant l'évolution des facteurs impactant votre alimentation.

Les produits pour bébés:

Une rubrique spéciale bébé recense les produits par catégories:

-Les plats

-Les laits infantiles

Ils sont notés sur 10 en fonctions de plusieurs critères:

-Les additifs (avec une explication détaillée: Classification, description, risques et bénéfices)

-Les ingrédients (avec la même explication détaillée)

-Les labels (et la description des critères d'attribution de celui-ci)

-Les valeurs nutritionnelles (avec un tableau variable qui vous permet de renseigner la quantité de produit désirée et obtenir les chiffres correspondants en terme de valeurs numériques et d'apports journaliers recommandés)

-La marque

-L'origine du produit (malheureusement, la traçabilité étant très difficile à contrôler, nous devons nous contenter de la formule magique "ce produit a été produit en partie ou en totalité en Javanie"!)

-Les modes de conservation (avec un message préventif décrivant les risques engendrés en cas de non respect des consignes)

-Un lien vers un distributeur pour obtenir un complément d'information.

Plus de 800 produits allant des yaourts aux soupes, aux plats préparés, céréales, compotes, boissons sont recensés parmi les "plats" mais attention, quelques marques se sont glissées alors qu'elles ne sont pas spécifiquement formulées pour les bébés (la crème dessert d'un grande marque que je ne citerai pas en fait partie pour exemple!).

Il existe également des marques qui ne sont pas distribuées en France ou qui n'existent plus.

Concernant les laits infantiles, plus d'une centaine de produits sont répertoriés comprenant également les laits premier âge ce qui est d'une valeur inestimable puisque la propagande de ces laits (potentiellement concurrents de l'allaitement maternel) est interdite en France.

Vous ne trouverez donc aucune information sur les laits premier âge sur les sites des laboratoires les fabricant. Cette démarche lève donc l'opacité liée à cette contrainte législative....

Les autres fonctionnalités:

Vous pouvez évidemment affiner votre recherche en fonction de votre régime alimentaire (sans gluten par exemple) ou de votre confession religieuse.

Vous pouvez aussi scanner le code barre du produit pour le retrouver facilement.

Vous pouvez être informé des offres promotionnelles.

Votre recherche peut se faire par additif, par note, en Bio, par origine, en frais, en surgelé ou en conserve.

Vous pouvez également noter et commenter les produits ainsi que consulter les avis d'autres consommateurs et rechercher des produits alternatifs.

Cette application concerne exclusivement les produits alimentaires dommage que les cosmétiques ou produits ménagers ne bénéficient pas d'une telle application.

En vous souhaitant des courses éclairées et simplifiées.....

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Rédigé par Missmaman76

Publié dans #additifs, #astuce, #internet, #lait infantile, #nutrition

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Publié le 5 Mars 2013

Même bébé a le droit à ses additifs

J'ai enfin trouvé LE document qui confirmerai mes hypothèses quant à la présence d'additifs dans les aliments destinés aux nourrissons.

L'association de consommateurs l'UFC que choisir a décrypté les étiquettes pour nous!

Je reste sans voix, j'avais donc raison, la règlementation est donc bien laxiste concernant les aliments pour bébés.

Je me pose dons les questions suivantes:

Qui nous pond des textes pareils?

Quand existera-t-il des structures indépendantes pour mener des études sérieuses sur le sujet?

A l'heure des scandales alimentaires avons-nous raison de s'inquiéter?

Les doses maximales fixées prennent-elles en compte l'association de ces additifs entre eux?

Comment ces doses journalières admissibles peuvent-être calculées sur l'échelle d'une vie entière?

Si quelqu'un détient les réponse qu'il me le fasse savoir...

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Rédigé par Missmaman76

Publié dans #additifs, #industrie agroalimentaire, #nutrition

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Publié le 5 Mars 2013

Comment rassurer les parents face aux magouilles des industriels concernant l'huile de palme?

Réponse: Inviter un docteur! Et oui, le docteur a la science infuse et est indemne de tout conflit d'intérêt puisqu'il est par définition probe et indépendant tout le monde le sait.

Donc pour résumer, encore l'argument à deux balles qui justifie la présence d'huile de palme dans les laits infantile.... Il n'y a pas mieux!

C'est vrai que mettre un ingrédient pas cher dans des produits hyper chers pour augmenter les profits des fabricants n'est pas la vrai raison de l'ajout d'huile de palme dans les laits infantiles! Quelle mauvaise langue je fais!

Je suis scandalisée par de tels propos sans fondements scientifiques qui vont dans le sens de toutes les grandes firmes dont les chiffres d'affaires ne font qu'exploser.

L'écologie et la déforestation ne concerne donc personne puisque tout cela se passe loin de chez nous comme on dit "loin des yeux, loin du cœur"!

Quand on sait que le bébés ingurgitent l'huile de palme en continu pendant plusieurs années (dont 6 mois exclusifs de lait) ça me fait mal au cœur.

Pourquoi certaines marques utilisent de l'huile de colza ou de tournesol à la place de la palme si elle est indispensable dans la composition des laits? On devrait donc les retirer du marché puisqu'il s'agirait d'une fantaisie de certains fabricants....

A méditer donc....

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Publié le 22 Février 2013

Décripter les étiquettes des produits bébé

 Nous n'avons pas toujours la chance d'avoir dans notre CV une formation poussée en chimie! Les additifs rencontés sur les étiquettes des produits alimentaires regorgent de termes barbares incompréhensibles.

Quand on commence à étudier l'étiquetage des denrées (ce mot m'a toujours fait penser au film "la soupe au choux"!) alimentaires pour bébés, on se rend compte:   

-Soit qu'on a du louper un chapitre à l'école.

-Soit que les produits industriels sont tellement transformés qu'il faut leur ajouter une multitudes d'ingrédients pour que leur conservation soit longue.

 

Ces termes compliqués n'auront plus raison de votre vigilance puisque je vais vous les traduire... Ainsi, vous saurez ce qu'il y a vraiment dans l'assiette de bébé!

 

 

Voici une liste des ingrédients les plus utilisés par les agro-industriels alimentaires infantiles:

 

 

  • Acide citrique: L'acide citrique est un additif alimentaire (numéro E33011) préparé industriellement par fermentation fongique et utilisé dans l'industrie alimentaire comme acidifiant (soda), correcteur d’acidité, agent de levuration, dans la composition d'arôme (Numéro FEMA/GRAS 2306);

 

  • Acide folique: Autre dénomination pour la vitamine B9.

 

  • Amidon: C' est une des ressources caloriques principales pour l'espèce humaine, car il est le constituant principal des céréales (riz, maïs, blé, sorgho, etc.) et de la pomme de terre. Au contraire des glucides simples qui sont faciles à digérer, l'amidon, du fait de sa structure complexe, rend le travail plus difficile lors de la digestion: on distingue ainsi les glucides rapides des glucides lents . Les amidons transformés sont assimilés au sucre.

 

  • Antioxydant: Les antioxydants les plus connus sont le ß-carotène (provitamines A), l'acide ascorbique (vitamine C), le tocophérol (vitamine E), les polyphénols et le lycopène. Ceux-ci incluent les flavonoïdes (très répandus dans les végétaux), les tanins (dans le cacao, le café, le thé, le raisin, etc.), les anthocyanes (notamment dans les fruits rouges) et les acides phénoliques (dans les céréales, les fruits et les légumes). La présence d'antioxydants est souvent alléguée comme argument publicitaire pour un effet bénéfique sur la santé. Les preuves de ses effets sont cependant faibles.

 

  • Biotine: Autre nom de la vitamine B8.

 

  • Carbonate de Calcium: C'est le composant principal du calcaire et de la craie, mais également du marbre. C'est aussi le principal constituant des coquilles d'animaux marins, du corail et des escargots.

 

  • Coprah: Le coprah sert à la fabrication d'huile de coco utilisée d'une part dans l'alimentation humaine, pour la confection de margarine, et d'autre part dans la fabrication de savon et de cosmétiques, en particulier du monoï en association avec la fleur de tiare tahiti.

 

  • Gluten: Le gluten est un mélange de protéines qui, combiné avec l'amidon, forme l'albumen de la plupart des céréales.Il constitue environ 80 % des protéines contenues dans le blé. Le gluten est responsable de l'élasticité de la pâte malaxée ainsi que de la masticabilité des produits à base de céréales cuits au four. Attention il est responsable d'allergies et d'intolérances.

 

  • Gomme de xanthane: La gomme xanthane est obtenue à partir de l'action d'une bactérie. Elle est soluble à froid et est utilisée comme additif alimentaire sous le code E415 pour ses propriétés épaississantes et gélifiantes afin de modifier la consistance des aliments.

 

  • Graine de caroube:Elle est utilisée de nos jours dans l'industrie agro-alimentaire comme additif épaississant (code E410) pour les glaces, les pâtisseries, les aliments diététiques (pas de gluten dans la caroube).

 

  • L'hydroxyde de potassium: Il est employé en industrie chimique, dans la fabrication du savon et d'engrais il est irritant et corrosif pour la peau, les yeux, les voies respiratoires et digestives!

 

  • Inositol: A ce jour, l'acide phytique E391 ne semble pas autorisé dans l'Union Européenne (directive 2008/84/CE), On le trouve facilement dans l'alimentation, en particulier dans les fruits. Il est également présent chez les plantes c'est notamment le cas des céréales riches en son. Peu d'information sur cet additif!

 

  • Lactose: Le lactose est un élément important dans la nourriture des jeunes mammifères, et est souvent ajouté aux aliments des bébés ; il est également utilisé en confiserie et comme excipient en pharmacie.

 

  • L-Carnitine: Chez les animaux, la carnitine est fabriquée principalement par le foie et les reins. La vitamine C (ou acide ascorbique) est essentielle pour sa fabrication. Pendant la croissance et la grossesse, les besoins de carnitine peuvent dépasser la quantité produite normalement par le corps.

 

  • Lécithine de soja:Les lécithines (E322) sont utilisées comme émulsifiants dans l'industrie alimentaire. Elles sont aujourd'hui majoritairement extraites du soja. La lécithine de soja est un émulsifiant utilisé par exemple dans certaines recettes de chocolat pour améliorer l'homogénéité des ingrédients.

 

  • L-histidine: Acide aminé (ce qui compose les protéines) essentiel au bon développement du nourisson.

 

  • L-phénylalanine: La phénylalanine est un constituant de l'aspartame, utilisé comme édulcorant dans les boissons et les aliments dits « légers » (notamment les sodas light) pour son pouvoir sucrant 200 fois supérieur à celui du saccharose et sa faible valeur énergétique.

 

  • Maltodextrines: Les maltodextrines sont largement utilisées dans l’industrie comme support (arôme…), excipient (médicament ...), ou agent de charge. Elles ont un pouvoir sucrant très faible. Elles peuvent avoir une fonctionnalité (amélioration de la solubilité, de la texture).

 

  • Monodiglycérides: Le E471 est un additif alimentaire composé de mono et di-glycérides d'acides gras alimentaires. Il est employé comme émulsifiant, agent d'enrobage, gélifiant, antioxydant et support pour colorant. Il est obtenu à partir de graisses et produits animaux (panses de bœuf, etc.) soit à partir d'huiles végétales (huile de palme, etc.). Il est encore connu sous le nom "mono et di-glycérides d'acides gras".

 

  • Mortierella alpina: Champignon permettant de fabriquer une huile présente dans le lait infantile pour le supplémenter en acide gras polyinsaturés (essentiels pour le développement cérébral des nourissons).

  • Nucléotides: Dénomination très large de certaines molécules...impossible de savoir ce qui se cache là dessous.

 

  • Palmitate d'ascorbyle: utilisé comme additif alimentaire antioxydant de numéro E 304 contiendrai de la vitamine C et de l'acide palmitique (encore de la palme!) un acide gras saturé.

 

  • Panthothénate de calcium: autre nom de la vitamine B5.

  • Les sulfates divers et variés:

    E520 Sulfate d'aluminium (anhydre) Eviter (!) Toxicité E523 Sulfate d'aluminium ammonique, Sulfate d'aluminium-ammonium Eviter (!) Toxicité E522 Sulfate d'aluminium potassique Eviter (!) Toxicité E521 Sulfate d'aluminium sodique Eviter (!) Toxicité E519 Sulfate de cuivre II, Sulfate cuprique Eviter (!) Toxicité E518 Sulfate de magnésium Ne pas abuser Toxicité E517 Sulfates d'ammonium Eviter Toxicité E516 Sulfates de calcium Ne pas abuser Toxicité E515 Sulfates de potassium Ne pas abuser Toxicité E514 Sulfates de sodium Ne pas abuser Toxicité.......

 

  • Sirop de glucose: sirop contenant de l'eau et du sucre.

 

  • Tartrate de potassium: Le tartrate de potassium E336 est listé comme stabilisant, séquestrant, régulateur d'acidité .

 

  • Tocophérols: Autre nom de la vitamine E.

 

  • Vanilline: Arôme de synthèse de la vanille très controversé par rapport à sa toxicité avant 6 mois et donc interdit dans le lait premier âge.

 

Quelques erreurs et oublis se seront certainement glissés dans ce billet puisque moi non plus je ne suis pas chimiste. Les sources sont difficilement vérifiables (internet) mais les données m'ont toutes semblées cohérentes.

 

Une chose est sûre, il reste encore beaucoup de travail pour les industries afin qu'elles diminuent la liste de leurs ingrédients, et ce, malgrès une "sois disant" législation sévère!

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Publié le 18 Février 2013

Une maman bloggeuse se posant elle aussi la question de la légitimé de l'utilisation d'huile de Palme dans le lait infantile à donc écrit à un industriel pour en savoir plus.... Voici donc, la réponse pas très convaiquante de l'industriel:

 

Bonjour, Vous souhaitez des informations au sujet de l'utilisation de l'huile de palme dans certains de nos produits.

(J'ajouterai dans la plupart de nos produits: laits, biscuits, céréales, certains yaourts et j'en passe.... Première tentative = minimisation des faits!)

 

Actuellement, de nombreux articles (presse et internet) remettent en cause l’utilisation de l’huile de palme.

(Et maintenant les autorités avec le projet d'amendement Nutella!)

 

Pourtant, l’huile de palme présente un réel intérêt en nutrition infantile, lorsqu’elle n’est pas hydrogénée. En effet, l’hydrogénation entraine une modification des lipides (ou graisses), ce qui favorise la formation d’acide gras trans, augmentant le risque de maladies cardio-vasculaires.

(Alors là, on essaie de nous embrouiller en nous disant que c'est essentiel... Oui mais alors pourquoi certains industriels n'en mettent pas dans leurs produits si c'est essentiel? Leurs nutritionnistes auraient-ils eu un moment d'égarement? Et merci pour l'information sur les acides gras trans... Estimez vous heureux, on n'hydrogène pas ou plus? les matières grasses!)

 

Ainsi, soyez assurée que l'huile de palme utilisée dans nos produits n'est pas hydrogénée. Comme toutes nos matières premières, elle est soumise à des critères et des contrôles de qualité très stricts.

(Oui c'est comme ça qu'on retrouve de la viande de cheval dans un produit étiqueté pur bœuf! Et que, comme toute législation stricte qui se respecte on contourne royalement ce qui est contournable.... Les industries, si transparentes se sont quand même mis le fardeau des logos du plan national nutrition santé sur le dos... Auraient-elles quelque chose à se reprocher?)

 

En ce qui concerne ses laits infantiles, notre marque a élaboré un profil spécifique de 4 huiles végétales, dans le but de se rapprocher au plus près des qualités nutritionnelles du lait maternel. Les 4 huiles utilisées sont : huile de colza, huile de tournesol, huile de coprah, et huile de palme. En effet, l'huile de palme contient, notamment, de l'acide palmitique : un acide gras saturé naturellement présent dans le lait maternel et important pour le développement du système nerveux de l'enfant.

 

( Et là, on enfonce encore plus le couteau dans la plaie: l'huile de palme et de coprah sont toutes deux bien saturées et donc les moins recommandées dans l'alimentation quotidienne... Et on nous ressert encore l'argument de se rapprocher du lait maternel. Une question me vient: Puisque les français consomment 2kg par an d'huile de Palme grâce à son utilisation à outrance par les industries, n'y aurait-il pas une conséquence directe de cette consommation sur la composition des laits maternels?)

 

Enfin, concernant les aspects environnementaux sachez, qu'à ce jour, 99.78% de nos approvisionnements en huile de palme proviennent de fournisseurs membres de la RSPO - Roundtable Sustainable Palm Oil -, qui est encadrée par le WWF - Fond Mondial pour la Nature. Cette filière assure une production et une utilisation qui doivent être effectuées d'une manière durable basées sur la viabilité économique, sociale et environnementale. En effet, l'huile de palme certifiée durable fournit l'assurance que les forêts de valeurs n'ont pas été déboisées et que des garanties sociales et environnementales sont réunies lors de sa production. Notre marque s'engage à atteindre le 100% fournisseurs certifiés RSPO d'ici à fin 2010.

(Je vous laisse regarder la vidéo de Greenpeace qui est sans équivoque, et nous permet de comprendre comme il est impossible de ne pas déboiser pour produire l'huile de palme tant son exploitation est intensive!)

 

Merci de votre fidélité. Cordialement. Votre conseiller qui ne se gêne pas pour vous mentir et faire du profit sans état d'âme!

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Publié le 23 Janvier 2013

Attention au sel

 

Les reins des bébés filtrent 3 fois moins de sel que ceux des adultes car ils sont encore immatures et ne peuvent pas éliminer le surplus de chlorure de sodium. Le sel assure l’équilibre hydraulique du corps, permet la sécrétion de molécule indispensable à la digestion et est impliqué dans la transmission de l’influx nerveux.

 

Il joue donc un rôle capital au niveau du cerveau car il permet la transmission neuronale et au niveau cardiaque car il stimule l’activité musculaire. Le sel est donc nécessaire mais à limiter. Trop de sel provoque avec le temps une augmentation de la pression artérielle et entraîne à terme des problèmes cardiovasculaires. Si on tient compte de la récente étude parue dans l’American Journal of Clinical Nutrition, donner trop de sel dès le berceau conditionnerait le bébé à manger salé par la suite alors limitez le !

 

Du sel Oui mais en petite quantité. Les besoins recommandés par l’Organisation Mondiale de la Santé sont:

25mg/kg/jour pour un nourrisson

50mg/kg/jour entre 1 et 2 ans

125mg/kg/jourpour les enfants et adolescents

6mg/jour pour un adulte et une bonne partie de ce sel est déjà apporté dans l’alimentation !

 

Comment faire ?

Sachez que les fruits et légumes contiennent du chlorure de sodium même si nos papilles ne le perçoivent pas.

Ne jamais saler les plats infantiles du commerce qui sont déjà dosés en chlorure de sodium selon la réglementation.

Jusqu’à 8 mois, ne jamais saler les plats que vous préparer.

A partir de 8 mois mettre juste quelques grains de sel dans le jus de cuisson.

A partir de 3 ans vous pouvez saler un peu les plats, sachez que vous pouvez utiliser des herbes aromatiques ou des épices, des oignons etc… pour donner du goût et éviter le sel.

 

Quel sel prendre ?

 

Je prends toujours du sel naturel comme la fleur de sel ou le sel des marais salants (Guérande ou Oléron) car ils ne sont pas raffinés et ont une saveur que j’aime. Ils sont très riches en magnésium et oligo-éléments, fer.

Les sels raffinés sont eux beaucoup plus blancs ils sont plus purs en chlorure de sodium mais contiennent des anti-agglomérants comme le Tixolex et bien d’autres (pour éviter que les cristaux se collent ensemble) et des composés fluorés ou iodés.

L’iode est nécessaire à la glande thyroïde pour la sécrétion des hormones thyroïdiennes indispensable à la croissance et le développement intellectuel.

Le fluor contribue à la prévention des caries. Je trouve que si vous donnez régulièrement du poisson de mer à votre enfant il aura assez d’iode et de fluor. Le fluor est par exemple présent dans le riz, tomate, abricot, pomme de terre.

Comme toujours prendre un sel le moins transformé possible pour éviter tous les adjuvants et privilégié une alimentation variée.

 

Le sel c’est bon pour la santé de bébé mais en très petite quantité, rien avant 8 mois, puis dans le jus de cuisson jusqu’à 3 ans et en pincée par la suite …

Dossier général sur le sel sur le site de l’ANSES, Agence Nationale de Sécurité Sanitaire. source http://www.cubesetpetitspois.fr/

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Rédigé par http://www.cubesetpetitspois.fr/

Publié dans #additifs, #education, #erreurs nutritionnelles, #prevention, #dietetique infantile, #malbouffe, #nutrition

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Publié le 30 Décembre 2012

Un papa averti et engagé a rédigé ce billet genial sur son blog je plussoie et partage bonne lecture :

Je suis peut-être le seul que cette histoire scandalise encore, le dernier être humain sur terre à croire que tous les industriels souhaitent le meilleur pour nos bébés. Toujours est-il que l’affaire des « petits pots qui ne disent pas ce qu’ils sont » me reste sur l’estomac.

Mychoup’ a découvert la diversification alimentaire depuis quelques semaines maintenant. Comme la plupart des parents – attentionnés mais trop peu disponibles pour concocter des petits plats faits maison pour bébé -, nous dévalisons régulièrement les rayons de notre supermarché préféré.

Objectif : offrir à Mychoup’ le plaisir de découvrir des saveurs variées.

Dans notre garde-manger, on trouve donc des petits pots aux poireaux, aux épinards, aux carottes, aux haricots verts, aux petits pois, aux panais… enfin le pensions-nous, puisque c’est ce qui est écrit en gros sur chacune des étiquettes.

Vous imaginez donc ma surprise lorsque j’ai découvert que la plupart des petits pots contenaient, outre l’ingrédient annoncé en grosses lettres, des pommes de terre, des huiles végétales, de l’amidon de maïs transformé et autres réjouissances gustatives.

J’enrage : « Quand j’achète des petits pots aux poireaux, ce n’est pas pour trouver de la pomme de terre dedans (ni le reste d’ailleurs) ». « Ben ouais, mais fallait lire les petites lignes sur le dos de l’étiquette… », me répond Super-maman, à qui on ne la fait pas.

Ok ! Me voilà donc parti à analyser le contenu du placard*, envahi par les produits de marques bien connus des mamans et des papas. Mauvaise nouvelle : la part de l’ingrédient principal ne dépasse que rarement 50% du volume total de chaque recette, sauf pour la carotte qui monte à 70%. Mention spéciale au petit pot aux artichauts qui contient davantage de pommes de terre (29%) que d’artichauts (25%). Et je me demande bien ce que peut receler celui aux légumes verts (28%) et au poulet (8%).

Pour Mister Doc, la vigilance s’impose avant d’acheter n’importe quoi. « Attention aux petits pots industriels, la plupart contiennent de la pomme de terre en trop grande quantité. Economique pour les fabricants, cet ingrédient a aussi tendance à faire gonfler les bébés artificiellement. »

Si la naïveté n’a pas sa place dans notre monde de brutes, je reste scandalisé par la stratégie des industriels en matière de marketing. En laissant croire que les petits pots ne contiennent qu’un seul ingrédient, ils nous trompent effrontément. En rectifiant le tir dans un paragraphe aussi invisible que minuscule, ils achèvent de se moquer du consommateur. J’imagine que la règlementation leur donne raison. Reste à la changer.

Symptomatique des égarements de notre société, cette stratégie hasardeuse n’a pourtant qu’une conséquence à long terme : les discréditer définitivement, par une publicité négative que, pour ma part, je ne me gênerai pas de faire circuler.

Bref, on a acheté un Babycook !

Et vous ? Le saviez-vous ? Etes-vous résignés ? Avez-vous pris la décision de cuisiner vous-même ? Avez-vous trouvé d’autres petits pots sans ingrédient complémentaire ? Vos commentaires sont les bienvenus. Et n’hésitez pas à partager cet article !

Big up pour les papas

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