nutrition infantile

Publié le 16 Février 2014

Histoire de la diversification alimentaire

Les pratiques et recommandations alimentaires autour de l'alimentation des bébés n'ont cessé de changer au fil des recherches scientifiques.

Elles ont également subit l'influence des religions, des courants philosophiques, des changements sociaux concernant la condition de la femme et des progrès industriels .

Petit retour en arrière sur les habitudes qui ont fait l'histoire de la nutrition infantile actuelle:

Définition

La diversification alimentaire correspond à la période de passage d'une alimentation exclusivement lactée à une alimentation solide.

Antiquité

À cette époque, le colostrum (premier lait de femme précédant la lactation) était considéré comme une substance dérivée du sang de l'utérus de la femme impropre à la consommation par le nouveau-né.

On incitait les mères à faire jeûner le nourrisson ou à remplacer le colostrum par des bouillies et farines diverses dès les premiers jours, ce qui n'était pas du tout adapté puisqu'on connaît aujourd'hui les vertus nutritives et immunitaires du colostrum.

En revanche, les grecs de l'antiquité avait déjà instauré l'allaitement exclusif pendant 6 mois comme on le fait de nos jours d'après les recommandations de l'organisation mondiale de la santé!

Cependant, quelques conseils médicaux loufouques consistaient à introduire des croutes de pain, du vin dilué, de la soupe et des œufs vers 6 mois, reflet de l'ignorance totale des scientifiques de cette ère.

Du XVI ème au XIX ème siècle

Les médecins, à cette période observent un meilleur développement de l'enfant lorsque les bouillies ne sont introduites qu'après l'apparition des premières dents, révisant ainsi les habitudes familiales qui prendront quelques siècles à évoluer.

Il n'est pas rare, de nos jours, de constater une introduction trop précoce des aliments autres que lait.

En 1550, les prémices du tableau d'introduction des aliments font leur entrée avec comme conseils de donner de la volaille émincée vers 15 mois et de la viande vers 2 ans. Pour aromatiser les bouillies, on y ajoutait du lait, du jaune d'œuf ou l'œuf entier, de la bière, du vin ou de l'anis.

Au xx ème siècle

L'huile de foie de morue et sa teneur en vitamine D est reconnue comme moyen d'endiguer le rachitisme.

Voir l'histoire de la vitamine D:

http://nutritioninfantile.overblog.com/petite-histoire-de-la-vitamine-d


Le tâtonnement médical est à son apogée: les jus de fruits et légumes sont introduits dès les premières semaines de vie. La diversification alimentaire se fait plus précocement, les sardines, thon et crevettes sont donnés vers 4 à 6 semaines. Les céréales sont introduites entre le 2ème et le 3ème jour de vie, les légumes au 10ème jour, les viandes au 14ème jour et les fruits au 17ème jour.

Vers 1960, la diversification alimentaire devient plus cohérente mais débute quand même aux alentour de 3 mois.

Moyens d'observation

La recherche d'informations fiables, avant l'apparition des manuels de puériculture, est très difficile. Les historiens se sont donc basés sur les récits concernant l'allaitement maternel ou sur les œuvres d'art qui représentaient des enfants lors du repas familial.

Durée de l'allaitement à travers les âges

Bien que les aliments étaient introduits très tôt dans les civilisations anciennes, il n'en demeure pas moins que l'allaitement avait une durée relativement longue. En général il durait de 6 mois à 5 ans!

Selon les cultures et les religions, les variantes étaient multiples, mais globalement ces recommandations n'émanaient pas des mères elles-mêmes.

Les médecins, philosophes, ecclésiastes avaient déjà mis leur nez dans l'histoire!

Les mères ayant allaité comprendront parfaitement d'où vient cette manie agaçante de leur entourage de venir se mêler de ce qui ne le regarde pas!

À ce propos, plusieurs auteurs remettaient en cause la supériorité du lait de mère, et suggéraient de le remplacer par des laits d'origine animale ou des bouillies. Ceci a contribué largement à la mortalité infantile.

Avec la révolution industrielle du XIX ème siècle, l'allaitement décline à cause du travail des femmes et les premiers traités de pédiatrie voient le jour. La femme s'émancipe et les premiers laits infantiles et biberons font leur entrée en 1865. L'année suivante, Henri Nestlé commercialise son lait artificiel qui sera à l'origine du succès de l'entreprise suisse que tout le monde connaît aujourd'hui.

Ces laits n'étaient pas encore au point, et l'hygiène encore moins, ce qui a valu nombre de décès liés aux infections et aux déshydrations .

Avant l'ère du mixeur

Les aliments pouvaient être émincés, écrasés, trempés pour faciliter leur ingestion nécessitant une dentition pour les consommer. Faute de moyens, les mères et les nourrices mastiquaient les aliments avant de les donner aux bébés.

Cette habitude présentait un risque infectieux très élevé puisque la bouche comporte nombre de microbes et que les "mastiqueuses" malades pouvaient transmettre leur maladie à leur bébé.

C'est d'ailleurs à cette occasion que je me permets de rappeler qu'une tétine tombée par terre ne doit pas être sucée par un adulte avant d'être remise au bébé. En effet, nombre de parents croyant bien faire exposent leur enfant à de multiples maladies et infections par ce geste.

De nos jours

Les multiples découvertes médicales et scientifiques ont rendu la période de diversification très codifiée et compliquée pour les parents. Aujourd'hui on recommande de la débuter entre la fin du 4ème mois et le 6ème mois. L'introduction se fait de façon progressive se mêlant à l'offre des industriels qui est de plus en plus variées. Le petit pot des années 1930 a bien changé et on ne compte plus les recettes.

Si vous vous sentez perdu pendant la période de diversification de votre bébé, ne culpabilisez pas. Comme vous pouvez le constater, au fil de l'histoire, tout à été fait pour brouiller les pistes!

Source: http://www.sepeap.org/archivos/pdf/11613.pdf

N'hésitez pas à consulter la protection maternelle et infantile de votre secteur ou votre pédiatre

Pour vous aider:

Voir les commentaires

Repost0

Publié le 8 Janvier 2014

Bébé refuse le lait, que faire?

Les refus de boire du lait par les bébés sont peu fréquents. Cependant ces situations arrivent parfois et peuvent s'avérer stressantes pour les parents.

Pourquoi le lait?

Comme tous les mammifères, les petits êtres humains naissent avec de forts besoins alimentaires pour assurer leur développement harmonieux au cours des premiers mois de leur vie.

Le lait constitue alors l'apport unique et indispensable au régime alimentaire de nos bébés. Le lait le plus adapté à l'enfant est celui de sa mère mais il existe des substituts appelés laits infantiles ou préparations pour nourrissons.

Il contient :

  • Du calcium et du phosphore pour constituer son capital osseux et participer à sa croissance

  • Du fer pour renforcer son système immunitaire et favoriser les échanges en oxygène

  • Des graisses qui contribuent au bon développement du cerveau et de la vue du bébé et qui apportent de l'énergie

  • Des minéraux qui jouent un rôle d'équilibre des cellules

  • Des sucres qui apportent de l'énergie

  • Des vitamines

  • Des protéines qui aident le corps à se régénérer et grandir

  • Des anticorps et bien d'autres composants sont présents dans le lait maternel pour protéger bébé des infections.

Autant dire qu'un bébé qui refuse cette potion magique représente un vrai casse-tête pour les parents surtout si le bébé est très jeune!

Quelle conduite adopter?

Il se peut que le biberon ne plaise pas vraiment à votre enfant. Dans ce cas, quelques stratégies pourraient s'avérer utiles pour contrer ce désagrément.

Le lait à la cuillère, timbale, seringue, ou au verre est une méthode fastidieuse mais qui a fait ses preuves. Soyez patients pour que votre Loulou ne fasse pas de fausse route.

Le changement de tétine est également une solution intéressante à expérimenter. Il existe des formes et des matériaux différents qui peuvent parfois modifier les sensations gustatives ou sensitives lors de la tétée. (Le caoutchouc a un goût léger mais perceptible).

La chaleur du lait peu faire obstacle, certains bébés préférant le lait froid.

Pour compléter ces premières informations, je rajouterai qu'on peut essayer de changer de marque de lait ou d'eau pour la recomposition du biberon.

Selon l'âge de l'enfant, vous pouvez également ajouter un peu de céréales infantiles ou des légumes mixés pour changer la saveur du lait. Les quantités seront adaptées à l'âge de l'enfant. Attention de ne pas brûler les étapes de la diversification alimentaire en proposant des céréales contenant du gluten par exemple.

Pour les plus grands, les produits laitiers autres que le lait pourront assurer les besoins en calcium.

Voir les équivalences des quantités dans mon billet: http://nutritioninfantile.overblog.com/quel-yaourt-pour-bebe

D'autres pistes :

Il se peut que votre bébé veuille grandir avant l'heure et ait envie de faire comme les grands. Dans ce cas, ne le privez pas de boire au bol ou à la paille comme un "grand".

En période d'opposition, son refus peut être interprété comme un moyen d'expression. C'est peut-être une période transitoire, essayez de rester zen et de ne pas trop exprimer votre stress à votre petit. Reproposez-lui plus tard ou posez le biberon en évidence sans trop le regarder.

Mon enfant ayant l'esprit de contradiction, il m'est même arrivé de lui donner son biberon après avoir fait semblant de lui interdire!

Quelques pièges à éviter :

Ne sucrez pas le lait de votre enfant car vous perturberiez son équilibre alimentaire.

Ne modifiez pas l'alimentation de votre enfant sans l'avis d'un professionnel de santé.

Les laits végétaux ne sont pas adaptés aux bébés et ne remplacent pas le lait infantile.

Ne dramatisez pas la situation, il existe sûrement une solution!

Voir les commentaires

Rédigé par Missmaman76

Publié dans #lait infantile, #allaitement, #nutrition infantile, #dietetique infantile

Repost0

Publié le 14 Octobre 2013

Bibliographie

Au fils de mes discussions avec les jeunes parents en quête de réponses à leurs interrogations concernant la nutrition de leur bébé, une question revient souvent : Comment savez-vous tout ça?

Je dirai qu'il n'y a pas de mystère, je suis infirmière et formée à la démarche de recherche:

"Depuis longtemps, les infirmiers et infirmières sont associés dans les différents programmes de recherche (médicaux, sociaux…). Co-auteurs, collaborateurs… le défi à relever aujourd’hui est celui d’initiateur, d’acteur, de maître d’œuvre, de chercheur…"

Source: http://www.infirmiers.com/etudiants-en-ifsi/cours/cours-ifsi-recherche-initiation-a-la-demarche-de-recherche.html

Je vérifie, analyse, compare et confronte mes sources afin de vous offrir le contenu le plus fiable, scientifique et précis possible.

Outre mes connaissances initiales en matière de pédiatrie et de nutrition, je me sers également de mes compétences de prévention et d'éducation (acquises en cours, en formation et sur le terrain) pour que le contenu de mes articles soit à la portée de tous, pédagogique et interactif.

Je fais ma cuisine interne, rajoute mon expérience de maman là dessus et le tour est joué!

En espérant être à la hauteur de vos attentes, je mets en ligne les livres qui jalonnent mon parcours pour les curieux qui aimeraient approfondir le sujet. (La sélection n'est pas exhaustive et risque de s'allonger avec le temps...)

Bonne lecture.

BibliographieBibliographie
BibliographieBibliographie
BibliographieBibliographieBibliographie
BibliographieBibliographie
Bibliographie
Bibliographie
Bibliographie
Bibliographie
Bibliographie

Voir les commentaires

Rédigé par Missmaman76

Publié dans #livres, #information, #nutrition infantile

Repost0