restauration collective

Publié le 25 Novembre 2014

Je préfère manger à la cantine🎶

De retour de 4 mois d'examens a l'école de puéricultrices, je reprends le blog en main pour un sujet vaste concernant le repas en collectivité.

Du côté des enfants

Pas toujours évident de manger hors du domicile familial. Les habitudes sont perturbées et le cadre bien différent de ce que votre enfant connaît. Les menus, les modes de préparations, le mobilier, la vaisselle, les horaires, l'installation, le bruit et la durée des repas peuvent déstabiliser votre tout petit ou votre tout grand! Tous ces changements demandent une grande adaptation à un environnement qui peut paraître impressionnant et peu contenant pour les enfants. Le versant affectif et social du repas est très important et ces chamboulements peuvent s'avérer éprouvants entraînant parfois de véritables comportements de rejet envers les assiettes! De plus, la flexibilité limitée inhérente à la collectivité ne permet pas toujours au personnel de s'adapter aux besoins de chaque enfant.

Du côté des parents

L'inquiétude règne le plus souvent. A-t-il bien mangé? Les repas sont-ils bons et adaptés aux besoins de mon enfant? Mange-t-il de tout? Qui cuisine? Quel est le menu? (Je trouve amusant de voir les parents se réunir le matin devant la pancarte des menus affichée à l'entrée des structures!) Les anectodes vont bon train:"une amie a été forcée à l'école et depuis...." Nous avons tous des souvenirs plus ou moins agréables de nos repas pris en collectivité durant l'enfance. La communication autour du repas en collectivité reste difficile. Certains parents se plaignent de n'être informés d'aucun élément concernant les repas de leurs enfants, comment est-ce encore possible de nos jours?

Du côté des structures

Force est de constater qu'il existe des axes d'amélioration encore non exploités. Les contraintes budgétaires et bactériologiques, les moyens matériels et humains sont des éléments influant fortement sur la qualité des repas. La charge de travail est telle qu'une certaine tension peut apparaître à l'approche de chaque repas. Le manque de formation du personnel et les problèmes d'organisation sont monnaie courante entraînant quelque fois un sentiment d'impuissance, d'agacement voire de découragement face à certains problèmes.

Et pourtant...

Certains enfant y trouvent "leur compte"! Le mimétisme et la convivialité permet souvent aux enfants d'apprendre à se connaître entre eux et de découvrir de nouvelles saveurs. Certains plats boudés à la maison sont appréciés à l'école ou à la crèche, à la grande surprise des parents! L'enfant s'autonomise , affirme ses goûts, découvre de nouvelles saveurs et apprend d'autres habitudes. Mais tout ne se passe pas toujours comme prévu...

Quelques conseils pratiques

Les parents peuvent preparer leur enfant à tous ces changements. Lui indiquer le menu et échanger avant de se quitter permet à l'enfant de visualiser le déroulement et le contenu du repas. Votre enfant se sentira plus en sécurité le moment venu. Il est tout aussi préférable de pouvoir visiter au moins une fois les locaux destinés aux repas afin de repérer d'éventuelles difficultés et pouvoir en discuter avec le personnel et avec son enfant(local peu isolé phoniquement, plan de table, taille du mobilier, chariot de service etc...)







Il est également conseillé d'informer le personnel des habitudes alimentaires de votre enfant (chaise haute, double cuillère, verre à bec, aversions, préférences, texture, etc...) Il est peut-être envisageable de créer une petite fiche mémo de liaison pour aider le personnel a s'adapter au plus près des besoins de votre enfant.





Enfin, la communication est primordiale pour vous rassurer et pouvoir échanger autour de l'alimentation. Ainsi les problèmes seront dépistés précocement avant que la situation ne devienne trop compliquée. N'hésitez pas à solliciter les bons interlocuteurs et à réfléchir ensemble aux compromis envisageables entre la maison et la collectivité. La puéricultrice, le cuisinier et le pédiatre pour les crèches, le chef d'établissement,l'infirmière, le médecin scolaire, l'atsem (agent spécialisé des écoles maternelles), la maîtresse, les agents de service pour l'école sont les principaux personnels concernés et engagés pour la qualité du service de restauration collective.

Pour finir, un petit lien avec à la fin de mon billet une information concernant le projet d'accueil individualisé (PAI) applicable en cas de maladie chronique, allergies, permettant d'adapter les repas des enfants pour maintenir l'intégration en collectivité : http://nutritioninfantile.overblog.com/comment-organiser-les-repas-de-bebe-a-la-rentree





En cas de problèmes particuliers vous pouvez également vous référer à votre médecin traitant, à la PMI (protection maternelle et infantile ou votre pédiatre.

Voir les commentaires

Rédigé par Missmaman76

Publié dans #restauration collective, #enfant, #ecole, #creche, #cantine

Repost0

Publié le 17 Décembre 2013

Privé de dessert à la cantine?

Un petit billet concernant certaines pratiques encore en vogue aujourd'hui dans certains établissements, témoignage d'une maman:

"Bonjour à tous et à toutes,

Je me permets de venir vers vous car je suis un peu perdue. Mon fils à 3 ans 1/2. Il est à l'ecole depuis septembre. A la cantine c'est : "tu ne mange pas ton assiette, tu n'aura pas de dessert !"

Bon ou mauvais comportement ? Je me demande... Je comprends la raison pour laquelle elles font ça, mais j'ai du mal à supporter le fait que mon fils passe des journées entières sans rien avoir dans l'estomac... En plus je paye quand meme ses repas (entree, plat, dessert) mangé ou non ?

Pourriez vous m'aider ? Me dire si la pratique de mon ecole est générale ? Ont-ils raison de faire ca ?

Je sais plus, je suis peut être un peu trop maman poule... HELP ME !!! "(Source forum les maternelles.fr)

C'est sûr que cette situation est questionnante pour les mamans. Quand il s'agit de nos petits et de leur santé il est normal de vouloir le meilleur.

Je crois bien que cette pratique est encore courante en France. En effet, nous héritons toujours du postulat selon lequel un enfant bien élevé est un enfant qui fini sont assiette! Penchons-nous sur les éléments permettant de mieux comprendre le pourquoi de cette pratique.

Il me semble que les personnes chargées de gérer les repas dans les écoles ne sont pas spécialistes de l'éducation et encore moins de la nutrition infantile. En effet, les dames de service et les ATSEM ( Agent territorial spécialisé en école maternelle), ne disposent pas toujours d'une formation solide pour mener un travail d'actualisation de leur pratiques en regard des nouvelles recommandations. Elles ont plutôt une formation d'accueil, elles ne sont ni professionnelles de santé, ni éducatrices. La diététicienne qui valide les menus, l'enseignante, l'infirmière scolaire et la directrice de l'établissement sont plus à même de prendre les décisions concernant le repas de vos enfants à l'école.

Si ces pratiques perdurent, c'est qu'elles n'ont pas été revisitées par ces interlocutrices. (J'utilise le féminin car la majorité des personnels en ecole maternelle sont des femmes!)

Priver un enfant de dessert peut avoir de lourdes conséquences sur le long terme et me paraît injustifié:

-Il est normal d'exiger qu'un enfant goûte à tout mais en aucun cas ne finisse son assiette.

-Ce forcing alimentaire risque de favoriser les troubles du comportement alimentaire (phobie, blocage, anorexie, boulimie, hyperphagie).

-La situation de repas se doit d'être conviviale et sociabilisante, ce qui n'est pas le cas dans cette situation.

-Les fruits valent aussi bien que les légumes sur le plan nutritionnel.

-Le dessert est un plaisir mais en aucun cas une récompense.

-Sauter un repas en maternelle s'apparente à de la maltraitance puisque les petits sont en pleine croissance et ont des besoins énergétiques importants du fait de leurs dépenses physiques et psychiques.

-Les risques de mauvaise concentration, fatigue, nervosité sont élevés si votre enfant passe la journée l'estomac vide.

-L'équilibre alimentaire est complètement déstructuré et l'enfant risque de se "jeter" sur son goûter ensuite entraînant une surconsommation de produits trop riches.

Pour finir, quelques astuces pour contrer ces désagréments:

Lisez le menu avec votre enfant avant de le déposer à l'école afin de le préparer psychologiquement et mieux l'aider à visualiser le repas qui l'attend.

Dialoguez avec votre enfant afin de savoir ce qu'il a aimé ou pas et pourquoi, essayez de savoir si la totalité du repas lui a été proposée.

Variez les menus dès le plus jeune âge pour que la marche entre la cuisine familiale et la cuisine collective soit moins haute.

Lâchez du lest et observez son comportement à table à la maison, continuez de surveiller sa croissance staturo-pondérale avec les courbes du carnet de Santé: http://nutritioninfantile.overblog.com/les-courbes-les-normes-et-b%C3%A9b%C3%A9

Discutez du déroulement du repas avec le personnel à la sortie de l'école, impliquez vous dans la vie de l'établissement.

Respectez l'équilibre alimentaire de la journée. Certaines mamans anxieuses de voir leur enfant affamé vont surcharger le petit déjeuner et même glisser une collation matinale dans le cartable ou bien se rattraper sur le goûter et le dîner.

Si la situation vous semble inquiétante n'hésitez pas à en parler avec les autres parents d'élèves et l'équipe pédagogique. Le dialogue pour trouver des réponses à vos questions et trouver un terrain d'entente est primordial pour le bien être de tous.

Voir les commentaires

Rédigé par Missmaman76

Publié dans #restauration collective, #dietetique infantile, #ecole

Repost0

Publié le 14 Janvier 2013

Voir les commentaires

Repost0

Publié le 1 Janvier 2013

Qualité nutritionnelle des repas servis dans les crèches

Pour 2013, les bonnes résolutions du gouvernement en matière de nutrition infantile:

Les mentalités changent lentement, l'agriculture biologique prend du terrain lentement dans les collectivités!

Ce décret entre en vigueur le 1er juillet 2013.Décret du 30 janvier 2012, JO du 31 janvier 2012

2013 application du décret relatif aux repas servis en crèches et écoles maternelles

Voir les commentaires

Repost0