erreurs nutritionnelles

Publié le 30 Avril 2013

Non au lait de soja pour bébé!

Les laits végétaux peuvent séduire en offrant une alternative aux laits traditionnels infantiles mais prudence, ils ne correspondent pas du tout aux besoins des nourrissons!

"Suite au signalement de plusieurs cas graves chez de très jeunes enfants ayant été partiellement ou totalement nourris avec des boissons autres que le lait maternel et ses substituts, l’Agence nationale de sécurité sanitaire s’est autosaisie de l’évaluation des risques liés à ces produits dans l’alimentation des nourrissons de la naissance à 1 an.

L’expertise réalisée par l’Agence montre que ces boissons de consommation courante ne permettent pas de couvrir intégralement les besoins nutritionnels spécifiques des nourrissons. L’Anses considère donc que ces produits ne doivent pas être utilisés, que cela soit à titre exclusif ou même partiel, chez l’enfant de moins de un an.

Elle rappelle également que le lait maternel est l’aliment de référence adapté aux besoins du nourrisson, et qu’hors allaitement, seules les préparations pour nourrissons et préparations de suite (à base de protéines animales ou végétales) peuvent couvrir les besoins de l’enfant de moins de 1 an. "

N'oublions pas que bébé connait un moment de croissance et de développement crucial lors de ses trois premières années et que le lait constitue une base alimentaire obligatoire pour les tout petits.

L'utilisation de laits de chèvre, jument, brebis, girafe, riz, soja, etc.... peut même mettre votre enfant en danger de mort!

"L’Agence rappelle, par ailleurs, l’importance de l’équilibre de l’alimentation maternelle au cours de la période de grossesse et d’allaitement. En effet, d’éventuels déficits d’apport en vitamines et minéraux se répercutent sur le nourrisson. Certains modes d’alimentation pouvant conduire à des déficits doivent faire l’objet de précautions ou d’un suivi spécifique. Une attention toute particulière doit être accordée aux femmes ayant une alimentation de type végétalien ou végane (ne consommant aucun produit d’origine animale), qui doivent recevoir une complémentation en vitamine B12 pendant la période de la grossesse et de l’allaitement."

Pour les mamans récalcitrantes, il existe quand même des solutions:

Plusieurs laboratoires se sont penchés sur le sujet en créant des laits alternatifs spécialement conçus pour les bébés... mais attention il contiennent souvent de l'huile de palme, ainsi Gallia a sorti sa version soja, Modillac sa version à base de riz et Prémibio les variétés amande et châtaignes! L'avis d'un médecin est cependant essentiel avant d'adopter ces laits car chaque bébé est différent.

Je conseille plutôt la version riz car il semblerait que le soja contienne des substances pouvant avoir des effets néfastes sur la fertilité des petits garçons sur le long terme.

Concernant les laits amandes, châtaignes, brebis et juments, restez vigilants car le packaging est trompeur: les laits sont présentés comme des préparations pour nourrissons classiques mais ne suffisent pas pour assurer l'équilibre alimentaire de votre petit. Leur utilisation peut avoir des conséquences graves pour la Santé de bébé.

Pour les bébés allergiques au lactose, il existe des laits spéciaux appelés hydrolysats de protéines qui, avec un suivi médical spécial peut résoudre les problèmes allergiques des bébés.

Pour éviter les carences, allergies et infections chez les nourrissons, une réflexion posée et concertée avec les professionnels de la nutrition infantile s'impose. Les bébés ne sont pas des adultes "modèle réduit", la maturité de leurs fonctions vitales et la croissance oblige à respecter des règles strictes en matières d'allaitement.

Je rappelle que l'allaitement maternel constitue le mode de nutrition de premier choix pour les nouveau-nés et qu'il faut le privilégier quand cela est possible.

En savoir plus

Voir les commentaires

Repost0

Publié le 26 Janvier 2013

Le passage de l'alimentation lactée à l'alimentation solide est toute une aventure tellement les recommandations des professionnels sont multiples et changeantes au fil des recherches scientifiques.

Pour aider les parents à s'y retrouver, le tableau d'introduction des aliments qui se trouve dans le carnet de Santé de votre enfant risque de vous être utile...

Pour reprendre les grandes lignes, le lait (sous toutes ses formes) est indispensable jusqu'à trois ans.

Les légumes secs seront introduits vers 15-18 mois.

Sauf antécédents d'allergies familiales, le gluten pourra être consommé à partir du 7eme mois.

Concernant les protéines animales (viande, poisson, oeufs) on pourra appliquer la règle du "10 grammes par année d'âge". Donc si je calcule bien...à 50ans c'est l'entrecôte de 500g! (dédicace spéciale à mon beau père au régime qui a sauté sur l'occasion!)

Ne diabolisez pas les matières grasses et usez-en sans en abuser.

L'eau est la seule boisson indispensable (retardez le plus possible la consommation de jus de fruits, sodas et ne jamais donner d'alcool à un enfant).

Une parenthèse concernant l'adjonction de sucre dans le biberon d'eau pour inciter bébé à boire: Ce n'est pas recommandé du fait des risques de caries, obésité et perte de plaisir de consommer de l'eau pure!

L'eau sera préférée en bouteille et non minéralisée (elle doit comporter le logo "convient à l'alimentation du nourisson") .

Au risque de me répéter, limitez le sel et les produits sucrés.

Bon appétit les petits....

diversification alimentaire

Voir les commentaires

Repost0

Publié le 23 Janvier 2013

Attention au sel

 

Les reins des bébés filtrent 3 fois moins de sel que ceux des adultes car ils sont encore immatures et ne peuvent pas éliminer le surplus de chlorure de sodium. Le sel assure l’équilibre hydraulique du corps, permet la sécrétion de molécule indispensable à la digestion et est impliqué dans la transmission de l’influx nerveux.

 

Il joue donc un rôle capital au niveau du cerveau car il permet la transmission neuronale et au niveau cardiaque car il stimule l’activité musculaire. Le sel est donc nécessaire mais à limiter. Trop de sel provoque avec le temps une augmentation de la pression artérielle et entraîne à terme des problèmes cardiovasculaires. Si on tient compte de la récente étude parue dans l’American Journal of Clinical Nutrition, donner trop de sel dès le berceau conditionnerait le bébé à manger salé par la suite alors limitez le !

 

Du sel Oui mais en petite quantité. Les besoins recommandés par l’Organisation Mondiale de la Santé sont:

25mg/kg/jour pour un nourrisson

50mg/kg/jour entre 1 et 2 ans

125mg/kg/jourpour les enfants et adolescents

6mg/jour pour un adulte et une bonne partie de ce sel est déjà apporté dans l’alimentation !

 

Comment faire ?

Sachez que les fruits et légumes contiennent du chlorure de sodium même si nos papilles ne le perçoivent pas.

Ne jamais saler les plats infantiles du commerce qui sont déjà dosés en chlorure de sodium selon la réglementation.

Jusqu’à 8 mois, ne jamais saler les plats que vous préparer.

A partir de 8 mois mettre juste quelques grains de sel dans le jus de cuisson.

A partir de 3 ans vous pouvez saler un peu les plats, sachez que vous pouvez utiliser des herbes aromatiques ou des épices, des oignons etc… pour donner du goût et éviter le sel.

 

Quel sel prendre ?

 

Je prends toujours du sel naturel comme la fleur de sel ou le sel des marais salants (Guérande ou Oléron) car ils ne sont pas raffinés et ont une saveur que j’aime. Ils sont très riches en magnésium et oligo-éléments, fer.

Les sels raffinés sont eux beaucoup plus blancs ils sont plus purs en chlorure de sodium mais contiennent des anti-agglomérants comme le Tixolex et bien d’autres (pour éviter que les cristaux se collent ensemble) et des composés fluorés ou iodés.

L’iode est nécessaire à la glande thyroïde pour la sécrétion des hormones thyroïdiennes indispensable à la croissance et le développement intellectuel.

Le fluor contribue à la prévention des caries. Je trouve que si vous donnez régulièrement du poisson de mer à votre enfant il aura assez d’iode et de fluor. Le fluor est par exemple présent dans le riz, tomate, abricot, pomme de terre.

Comme toujours prendre un sel le moins transformé possible pour éviter tous les adjuvants et privilégié une alimentation variée.

 

Le sel c’est bon pour la santé de bébé mais en très petite quantité, rien avant 8 mois, puis dans le jus de cuisson jusqu’à 3 ans et en pincée par la suite …

Dossier général sur le sel sur le site de l’ANSES, Agence Nationale de Sécurité Sanitaire. source http://www.cubesetpetitspois.fr/

Voir les commentaires

Rédigé par http://www.cubesetpetitspois.fr/

Publié dans #additifs, #education, #erreurs nutritionnelles, #prevention, #dietetique infantile, #malbouffe, #nutrition

Repost0

Publié le 9 Janvier 2013

Plus économique, plus fiable, meilleures saveurs, originalité, toutes les raisons sont bonnes pour concocter à bébé des jolies purées faites maison.

Voici pour vous 10 conseils pour ne pas rater l'entrée en gastronomie de nos petits gastronomes:

-Respectez le tableau nutritionnel qui figure dans le carnet de santé de bébé pour minimiser le risque d'allergies alimentaires

-N'ajoutez ni sel ni sucre et cantonnez vous aux apports simples fournis par les aliments (en effet le manque d'exhausteurs  et la standadisation actuelle des goûts donnent souvent aux parents l'impression que les purées sont fades)

-Veillez à garder un apport en lait et laitage suffisant en parallèle de l'alimentation en regard des besoins de bébé

-Attention aux quantités  calquées sur celles des adultes qui sont souvent trop importantes et favorisent l'obésité

-Pesez les protéines rigoureusement (la formule  10g par année d'âge est très pratique)

-Variez les matières grasses et surveillez-en les ajouts au gramme près

-Variez les aliments et n'oubliez pas que l'équilibre alimentaire se fait sur une semaine

-Préférez les aliments issus de l'agriculture biologique pour éviter la présence de pesticides et OGM dans vos menus

-Faites valider vos recettes par un professionnel qualifié qui saura rectifier le tir en cas d'erreurs diététiques

-Adoptez une hygiène alimentaire rigoureuse (lavage de mains, nettoyage des contenants, respect de la chaine du froid) afin d'éviter tout rique d'intoxication alimentaire


 Voilà avec toutes ces recommandations on comprend pourquoi certains parents privilégient les produits industriels pour évitez ce casse-tête culinaire.
La nutrition infantile est tout un art mais les plus courageux ne se laisseront pas impressionner je l'éspère.
Bon courage et à vos couteaux!
Myriam Dolard

 

La vague du fait maison déferle chez les bébés

Voir les commentaires

Rédigé par Missmaman76

Publié dans #nutrition, #erreurs nutritionnelles, #petits pots, #dietetique infantile

Repost0

Publié le 5 Janvier 2013

Il faut se méfier des aliments qui font croire aux enfants que la nourriture doit être très salée ou très sucrée pour avoir bon goût.

Les repas et collations en petits formats destinés aux bébés et aux jeunes enfants contiennent une grande quantité de sucre et de sel, et tendent à normaliser une alimentation malsaine à un âge extrêmement jeune, selon une nouvelle étude.

Parmi les produits on trouve des barres de céréales, des repas pour enfants à chauffer au micro-ondes, des collations à la gelée de fruits et des purées-desserts pour bébés.

Beaucoup de ces produits contiennent de fortes teneurs en sel ou trop de calories issues du sucre.

Le fait qu'il y ait sur le marché des aliments comme des « biscuits organiques de première qualité pour bambins » suggère qu'il est parfaitement acceptable de nourrir son jeune enfant avec des biscuits ou de lui donner un dessert après son repas.

Les bébés n'ont pas besoin de terminer leur repas par un dessert.

De tels produits sont apparus dans les cinq dernières années et qu'ils sont susceptibles d'attirer des parents qui manquent de temps. De tels produits bénéficient d'un « effet de halo ».

Les parents supposent que ces aliments sont bons pour la santé puisqu'ils sont destinés aux enfants.

« Les gens s'attendent à ce que ces produits respectent des normes élevées parce qu'ils sont destinés à de très jeunes enfants. Dans les faits, ce n'est pas nécessairement le cas. »

En raison des nombreux cas d'obésité infantile, les parents doivent se méfier des aliments qui font croire aux enfants que la nourriture doit être très salée ou très sucrée pour avoir bon goût.

Extrait d'une étude, financée par le Centre pour la science dans l'intérêt public du Canada, publiée dans le Journal of Public Health.

 

Les collations pour bébés encouragent la malbouffe

Voir les commentaires

Repost0

Publié le 29 Décembre 2012

Une petite liste informative et bien pratique tirée de longues heures de surf internet, discussions avec des parents, observations de puéricultrices de PMI:

-Collation de 10h facultative inadaptée et trop riche

-Collation de 16h trop grasse ou sucrée composée de viennoiseries ou de préemballés

-Absence de petit déjeuner ou petit déjeuner trop pauvre en sucres lents

-Grignotage entre les repas avec une orientation vers les aliments trop riches au détriments des repas

-Arrêt du lait infantile avant 3 ans

-Utilisation de produits allégés ( trop pauvres et inadaptés au jeune enfant)

-Consommation excessive de boissons sucrées

-Âge d'introduction de certains aliments trop précoce en regard des recommandations médicales ( charcuterie, confiseries....)

-Excès de quantités ( souvent calquées sur celles des adultes) protéines notamment

-Consommation excessive de lait supérieure à 500 ml après 2 ans

-Repas incomplets

-Rareté des fruits et légumes frais dans l'alimentation

Et une petite citation pour la route:

"Se nourrir est un instinct, bien manger est le résultat d'une éducation."

Christine Ripault

Erreurs diététiques les plus fréquentes

Voir les commentaires

Repost0